Au marché du matin de CHIANG RAI, pas une seule voiture vers DOI CHANG (ou DOI CHAANG).
7h se passe. Près du WAT MUNG MUANG, les pick-up des maraichers et autres commençants de rue laissent peu à peu la place aux taxis collectifs. DOI CHANG n’est pas une destination prisée ! La négociation pour un aller simple est longue et difficile. Les drivers se donnent le mot pour ne pas descendre les tarifs tournant autour de 2000 baht !
Après une heure et demi de recherche et d’attente, une femme – à la mode citadine – vient me trouver : 1000 baht. Sur le champ, nous rejoignons un songthaew étincelant.

L'homme au volant, la femme encaissant. Un pull, une écharpe, des mitaines ... et un café au lait crémeux dans un grand verre en plastique avec paille (élément incontournable dans le pays).
Un de ces verres à boissons à la mode - shakes, smoothies et café, spécialité de la région de DOI CHANG. Nous partons.

Seule passagère, le songthaew roule vite. Je tangue et m'accroche pour ne pas rouler à terre dans les virages.
Dans la province de CHIANG RAI, il nous faut atteindre le nord du district de MAE SUAI au sud de CHIANG RAI.
La route est longue d’une cinquantaine de kilomètres : traversée de la retenue d’eau (ci-dessus) de Huay Saan Plubpia, peu de lignes droites entre les pentes de plus en plus prononcées des reliefs. Arbres ou simples roseaux se découpant dans le ciel pur de la province du nord.
7h se passe. Près du WAT MUNG MUANG, les pick-up des maraichers et autres commençants de rue laissent peu à peu la place aux taxis collectifs. DOI CHANG n’est pas une destination prisée ! La négociation pour un aller simple est longue et difficile. Les drivers se donnent le mot pour ne pas descendre les tarifs tournant autour de 2000 baht !
Après une heure et demi de recherche et d’attente, une femme – à la mode citadine – vient me trouver : 1000 baht. Sur le champ, nous rejoignons un songthaew étincelant.
L'homme au volant, la femme encaissant. Un pull, une écharpe, des mitaines ... et un café au lait crémeux dans un grand verre en plastique avec paille (élément incontournable dans le pays).
Un de ces verres à boissons à la mode - shakes, smoothies et café, spécialité de la région de DOI CHANG. Nous partons.
C'est moi, ton frère d'énergie. Je suis venu te trouver car je savais ce que tu cherchais. Je l'ai cherché moi aussi, il y a longtemps. J'étais alors enfant et mes parents cultivaient l'avoine pour les chevaux du coin. J'étais en vadrouille quand l'idée de voyager un peu plus loin me vint. Une voisine nous avait décrit le site où tu projetais de te rendre. Cela m'avait paru - déjà - idyllique ! [KELPIE]

Seule passagère, le songthaew roule vite. Je tangue et m'accroche pour ne pas rouler à terre dans les virages.
Dans la province de CHIANG RAI, il nous faut atteindre le nord du district de MAE SUAI au sud de CHIANG RAI.
Ici, une carte des montagnes entourant la bourgade de MAE SUAI où mon amie aimée – comme moi-même – est née. Elle y grandit jusqu’à l’âge de 10 ans, elle y vécut jusqu’à 99 ans (dans une autre vie). Elle y réside encore aujourd’hui, plus précisément au de temple mortuaire de MAE SUAI. La région est propice à la culture du caféier et de l’arbre à thé. Il en résulte un tourisme bien particulier de fins connaisseurs, des amateurs à l’art de vivre raffiné.
La route est longue d’une cinquantaine de kilomètres : traversée de la retenue d’eau (ci-dessus) de Huay Saan Plubpia, peu de lignes droites entre les pentes de plus en plus prononcées des reliefs. Arbres ou simples roseaux se découpant dans le ciel pur de la province du nord.
Moi, je suis au milieu. Oserais-je dire "au milieu de nul part" ? Pas tout à fait. Je suis cernée par des amis, je n'y vois plus guère ! La lune est féconde et le soleil est parfois trompeur. Il m'avait dit pourtant, en son temps : "Viens me voir par dessus les nuages, tu admireras ma splendeur ...".
J'y suis allée, oh pas très longtemps. Mais lorsque je suis revenue les racines en terre, j'ai pu constater que plus rien n'avait la même forme, la même représentation. Je ne me suis pas reconnue moi-même. Ma propre image avait disparu pour laisser la place à une autre, plus mièvre.
J'ai alors compris qu'il ne servait à rien - du moins à rien sur cette Terre - de voir le Soleil, en face ! Et que nul être vivant n'était capable de résister à sa clarté. [TANDAVA]
